Les livres

du Centre Cournot

La crise économique européenne : Perspectives transatlantiques

Contributeurs: Martin Baily, David Calleo, John-Gabriel Goddard, Daniel Hamilton, Hans-Helmut Kotz, Natalie McGarry et Xavier Ragot.

Un projet commun du Centre Cournot et du Centre pour les relations transatlantiques (CTR), Johns Hopkins University – SAIS

Sous la direction de Robert Solow et Daniel Hamilton
Centre Cournot, Paris, France, 2012

Au moment de son introduction, l’euro marquait l’achèvement d’une Europe unifiée. Les questions de l’hétérogénéité des performances économiques ou des écarts de croissance entre ses fondateurs étaient reléguées au second plan. Aujourd’hui, la zone euro se trouve au milieu d’une crise qui menace la construction même de l’Union politique.

La profondeur de la crise a-t-elle été justement appréciée ? Quelle approche les pays de la zone euro devraient-ils adopter pour en sortir ? Quel impact aura-t-elle sur l’intégration politique et économique ? Les déboires de l’euro seront-ils le déclencheur de la dissolution de l’Union européenne ou le catalyseur d’une Union plus intégrée ?

Le Centre pour les relations transatlantiques et le Centre Cournot ont sollicité des auteurs d’horizon divers : ils offrent des perspectives nuancées à tous ceux qui cherchent à comprendre les fondements et la perpétuation de la crise économique européenne et les nouveaux contours politiques que cette crise donnent à l’Union économique.

La fragmentation du travail : États, entreprises et marchés face à la spécialisation des économies

Contributeurs : Bina Agarwal, Martin Baily, Jean-Louis Beffa, Richard Cooper, Jan Fagerberg, Elhanan Helpman, Shelly Lundberg, Valentina Meliciani et Peter Nunnenkamp.

Sous la direction de Robert Solow et Jean-Philippe Touffut
Centre Cournot, Paris, France, 2011
Albin Michel - 2011

Comment les activités économiques sont-elles réparties au sein d’un ménage, dans l’industrie ou les services, entre les pays du Nord et les pays du Sud? C’est à ces questions que répondent dix des plus grands spécialistes de la division du travail qui analysent sa dynamique d’un point de vue technologique, économique et politique.

Qu’elles décident de leur spécialisation ou bénéficient de l’aide au développement, les économies de la planète subissent le morcellement de leurs activités. La dynamique du partage du travail entre hommes et femmes, maison et usine, États et institutions internationales pèse de plus en plus sur l’évolution des échanges et sur la croissance. Si la fragmentation du travail est inéluctable, les auteurs de cet ouvrage formulent des recommandations pour qu’elle soit moins inégale.

Changement de climat, changement d’économie ?

Contributeurs : Michel Armatte, Jean-Pierre Dupuy, Olivier Godard, Inge Kaul, Thomas Schelling, Robert M. Solow, Nicholas Stern, Thomas Sterner, Martin Weitzman

Sous la direction de Jean-Philippe Touffut
Albin Michel - 2010

Comment le changement climatique est-il devenu une question économique ? Pourquoi le discours économique est-il si influent sur les politiques l’environnement ? Comment peut-il contribuer au débat scientifique et public Huit spécialistes et praticiens des théories et de la politique de l’environnement expliquent dans ce livre, comment l’économie a changé la compréhension du changement climatique et comment l’étude du réchauffement change l’économie.

La version anglaise de cet ouvrage, publiée par Edward Elgar à l’occasion du sommet de Copenhague en décembre 2009, a contribué à alimenter les débats sur le rôle des économistes dans la perception du changement climatique et dans la construction des politiques de l’environnement. Elle a rappelé que la théorie économique ne pouvait seule prétendre à épuiser les questions du climat et encore moins à dicter les choix en matière d’environnement.

À quoi servent les actionnaires ?

Contributeurs : Jean-Louis Beffa, Margaret Blair, Wendy Carlin, Christophe Clerc, Simon Deakin, Jean-Paul Fitoussi, Donatella Gatti, Gregory Jackson, Xavier Ragot, Antoine Rebérioux, Lorenzo Sacconi and Robert Solow

Sous la direction de Jean-Philippe Touffut
Albin Michel - 2009

Quel lien peut-on établir entre la forme de propriété des entreprises et la croissance ? Quelle influence les propriétaires d’une entreprise, les actionnaires, exercent-ils réellement sur sa gestion ? Faut-il favoriser un actionnariat concentré, dispersé, familial ou étatique pour assurer la performance macro-économique ? Quelle est la légitimité de ce pouvoir actionnarial ?

Ce livre aborde toutes ces questions d’un point de vue économique, juridique et historique. Douze des plus grands spécialistes du droit et de la gestion des entreprises expliquent pourquoi le modèle de contrôle centré sur l’actionnaire a échoué et disent en quoi le succès des entreprises dépend avant tout du contexte institutionnel dans lequel elles évoluent. La table ronde qui conclut l’ouvrage met les analyses théoriques de l’entreprise à l’épreuve de la crise.

Les banques centrales sont-elles légitimes ?

Contributeurs : Patrick Artus, Alan Blinder, Willem Buiter, Barry Eichengreen, Benjamin Friedman, Carl-Ludwig Holtfrerich, Gerhard Illing, Otmar Issing, Takatoshi Ito, Stephen Morris, André Orléan, Nouriel Roubini et Robert Solow

Sous la direction de Jean-Philippe Touffut
Albin Michel - 2008

Le monde compte désormais près de cent quatre-vingts banques centrales, soit dix fois plus qu’au début du XX siècle. Que cache cette inflation ? Quel est le processus qui a déterminé ce rôle prépondérant dans l’activité économique ?

Historiens, économistes et banquiers centraux se sont associés dans cet ouvrage, né d’une conférence organisée par le Centre Cournot. S’attachant à décrire, dans une perspective transatlantique, l’affirmation progressive des banques centrales, ils établissent un état des lieux de leurs objectifs et de leur action, en période de croissance comme en période de crise.

Aujourd’hui placées au sommet de l’activité monétaire, les banques centrales semblent avoir gagné leur indépendance sans pour autant effacer les questions qui se posent sur leurs fondements et leurs prérogatives. Ce livre y apporte des réponses claires et ouvre de nouvelles pistes de réflexion.

La société du probable : les mathématiques sociales après Augustin Cournot

Contributeurs : Robert J. Aumann, Alain Desrosières, Jean Magnan de Bornier, Thierry Martin, Glenn Shafer, Robert M. Solow and Bernard Walliser

Sous la direction de Jean-Philippe Touffut
Albin Michel - 2007

« En m’attribuant son prix en sciences économiques, après William Vickrey et John Nash, la Fondation Nobel récompense Augustin Cournot pour la troisième fois », déclarait Robert Aumann à l’occasion de la conférence du Centre Cournot en 2005, dont ce livre d’hommage au penseur franc-comtois présente les actes.

Mathématicien, philosophe, historien des sciences et économiste, Augustin Cournot (1801-1877) rompt avec ses prédécesseurs : sa démarche inaugure en effet la modélisation du social.

Cournot ne se contente pas d’appliquer les mathématiques aux phénomènes sociaux, il affirme comme un principe incontournable leur mathématisation. Léon Walras, Stanley Jevons, Alfred Marshall, Gabriel de Tarde, Vilfredo Pareto et Irving Fisher seront les premiers à s’inscrire, à leur manière, dans la filiation cournotienne.

La fécondité de la postérité de Cournot ne repose pas seulement sur cette rupture mais aussi sur la richesse d’une oeuvre qui a irrigué les sciences sociales du XX siècle : théorie des jeux, économie industrielle, théorie des probabilités et statistique, sociologie et critique historique.

L’avancée des biens publics : politique de l’intérêt général et mondialisation

Contributeurs : Patrick Artus, Avner Ben-Ner, Bernard Gazier, Xavier Greffe, Claude Henry, Philippe Herzog, Inge Kaul, Joseph Stiglitz, Jean-Philippe Touffut

Sous la direction de Jean-Philippe Touffut
Albin Michel - 2006

Le concept de bien public, apparu il y a une cinquantaine d’années dans la théorie économique, est progressivement entré dans le domaine politique, au point d’être aujourd’hui une figure du discours sur la société.

Ce recueil s’attache à présenter les définitions et les classifications de ces biens publics avant d’en examiner les aspects organisationnels et financiers. Sont ainsi abordés les thèmes de l’élaboration de la science, de la brevetabilité, des monopoles publics, des échecs de marché ou de la stabilité financière.

La question de la construction et de la préservation des biens publics est analysée sous l’angle institutionnel, dans le cadre européen et à l’échelle mondiale. Toutes ces contributions font appel aux recherches sur le secteur marchand ou non marchand, au niveau local ou planétaire : elles révèlent à quel point la construction d’une politique internationale est indispensable.

Fondements d’une analyse institutionnelle comparée

Masahiko Aoki

Albin Michel - 2006

La tradition économique a longtemps privilégié l’analyse du fonctionnement du marché, considéré comme l’institution centrale de l’économie. Depuis une vingtaine d’années, les économistes s’intéressent à l’étude d’autres institutions, ouvrant ainsi la voie à une meilleure compréhension de phénomènes aussi divers que la construction de l’Union européenne, les crises financières en Asie ou encore l’émergence du commerce électronique mondial.

Dans cet ouvrage de référence, Masahiko Aoki, professeur d’économie à l’université Stanford et à l’université de Kyoto, fait appel à la théorie des jeux pour développer un cadre conceptuel et analytique qui éclaire ces institutions.

Comment naissent-elles et évoluent-elles ? Par quel phénomène varient-elles d’un pays à l’autre ? Pourquoi leur développement ou leur stabilisation sont-ils liés à des facteurs tels que le progrès technique, l’intégration dans un marché mondialisé ou les changements démographiques ?

Dérives du capitalisme financier

Michel Aglietta et Antoine Rebérioux

Albin Michel - 2004

Les scandales entourant la gestion de grandes sociétés cotées depuis l’année 2000 ne sont pas les accidents de parcours d’un capitalisme dominé par la finance de marché. Ils sont au contraire la manifestation la plus évidente des contradictions qui sont au coeur d’un régime de croissance financiarisé.

Fondement du capitalisme financier, le postulat selon lequel l’entreprise doit être dirigée dans le seul intérêt de ses actionnaires est précisément son talon d’Achille. La liquidité des marchés financiers et le développement de l’épargne contractuelle gérée dans un souci de performance purement financière rendent illusoire le contrôle des entreprises par les actionnaires. L’instabilité chronique de la finance aggrave les carences de ce contrôle.

Elle ouvre des opportunités à l’enrichissement personnel des dirigeants, les détournant de leur responsabilité à l’égard du collectif de l’entreprise. L’entreprise doit être dirigée comme une institution, ou s’élabore une finalité commune à l’ensemble de ses parties prenantes et non comme un objet de droits de propriété.

Cette avancée démocratique devrait également se traduire dans la gestion de l’épargne collective, de manière à réduire l’instabilité macro-financière. C’est à cette double condition qu’il est possible de remettre le capitalisme contemporain dans la voie du progrès social.

La croissance, début du siècle : de l’octet au gène

Robert Boyer

Albin Michel - 2002

Les technologies de l’information et de communi cat ion vont- el les alimenter une croissance forte, régulière et non inflationniste ? La modernité de l’organisation des jeunes pousses précipite-t-elle le déclin des grandes firmes ? Est-il inctable que le fossé numérique aggrave les inégalités au sein de chaque pays et plus encore entre eux ?

L’ouvrage conteste l’optimisme qui prévalait à ce propos dans les années 90. L’éclatement de la bulle Internet montre que le cycle n’a pas disparu, la faillite de la plupart des jeunes pouses témoigne de la fragilité de la nouvelle économie, les succès des petites économies ouvertes montrent que l’inégalité n’est pas une fatalité liée à un déterminisme technologique.

En définitive, la disparition de la distinction entre « nouvelle » et « ancienne » économiemarque une approche plus équilibrée des régimes de croissance émergents, façonnés par nombre d’autres évolutions.

Institutions et innovation : de la recherche aux systèmes sociaux d’innovation

Contributeurs : Philippe Aghion, Bruno Amable, Masahiko Aoki, Geneviève Berger, Timothy Bresnahan, Paul A. David, Giovanni Dosi, Robert Gordon, Dominique Guellec, Jacques Mairesse, Franco Malerba, Dirk Pilat, Denis Ranque, AnnaLee Saxenian, Roger-Gérard Schwartzenberg, Robert Solow

Sous la direction de Jean-Philippe Touffut
Albin Michel - 2002

À partir de la comparaison des diverses formes de l’innovation, ce livre propose de plonger au coeur du changement technique contemporain. dans les années 90, la signification des innovations en cours a été brouillée par l’affirmation d’une prétendue « nouvelle économie »

Ce livre présente des regards croisés qui éclairent la complexité des mécanismes de la croissance économique. Dans les laboratoires de recherche, les secteurs industriels ou les systèmes nationaux d’innovation, les différents aspects de l’innovation économique sont ici présentés en même temps que leurs determinants historiques et sociaux.

Institutions et croissance : les chances d’un modèle économique européen

Contributeurs : Michel Aglietta, Robert Boyer, Olivier Favereau, Jean-Philippe Fitoussi, Robert Gordon, Dominique Guellec, David Marsden, Colin Mayer, Jean Peyrelevade, Günther Schmid, Luc Soete, Robert M. Solow, Wolfgang Streeck, Jean-Philippe Touffut, Michel Volle

Sous la direction de Jean-Philippe Touffut
Albin Michel - 2001

À l’initiative du Centre Saint-Gobain pour la recherche en économie, les plus grands spécialistes font le point sur trois déterminants de la croissance : La mise en oeuvre du progrès technique, l’organisation de l’entreprise et l’organisation du travail.

Un nouveau régime de croissance peut-il être conçu en fonction des réalités propres à l’Europe ? Thème par thème, six contributions dressent le constat de la spécificité européenne et proposent une double lecture de son évolution. D’autres spécialistes commentent ces analyses.

La comparaison des caractéristiques américaines et européennes montre que l’on peut redéfinir un modèle européen de croissance soutenue, favorable à l’emploi et à l’efficacité économique.